La pratique psychomotrice Aucouturier à l’école maternelle et primaire: quels bienfaits pour les jeunes élèves?

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Les pratiques psychomotrices sont largement utilisées en Europe et en Amérique-Latine, alors que la pratique Aucouturier a été privilégiée dans les écoles. Au Québec, c'est surtout au Lac St-Jean qu'elle est utilisée pour soutenir le développement global des jeunes élèves. Pour mesurer ses bienfaits, cette recherche préliminaire a identifier les effets de cette pratique sur le comportement de jeunes élèves.

Alors que la psychomotricité se développe depuis le milieu des années 1940, différentes pratiques, dont celle développée par Bernard Aucouturier, sont désormais présentes un peu partout en Europe et en Amérique Latine. Elles sont utilisées dans de nombreux milieux éducatifs. D’ailleurs, la Communauté française de Belgique l’a intégrée au cursus scolaire des enfants de trois à sept ans, durant les années 2000, par décret ministériel. Ces pratiques permettent aux enfants de s’exprimer à travers différents mouvements et jeux qui accroissent leur vitalité, stimulent la maturation de leur cerveau, favorisent le développement de leurs  habiletés d’attention et de raisonnement, tout en leur permettant d’améliorer leurs habiletés psychomotrices, leur qualité de présence et leur capacité à contenir leurs émotions.

Au Québec, la présence de lieux d’intervention psychomotrice est plus discrète, voire réduite au simple fait de faire bouger les enfants. Nonobstant, la Commission scolaire du Lac St-Jean (CSLSJ) a progressivement installé des salles de psychomotricité inspirées par la pratique Aucouturier dans ses écoles avec la collaboration du Tandem de recherche en éducation et en formation (TRÉFIE) du Cégep de Jonquière. 

En août 2010, la CSLSJ a mandaté l’Institut du développement de l’enfant et de la famille – en collaboration avec le Tandem de recherche en éducation et en formation des intervenants auprès des enfants (TRÉFIE) du Cégep de Jonquière – pour mener une recherche avec l’objectif d’explorer des stratégies de mesures des effets de cette pratique utilisée comme moyen d’aide au développement des élèves. La méthodologie s’appuie sur protocole quantitatif (année 1) et un protocole mixte quantitatif et qualitatif (année 2) pour identifier les éventuels bienfaits de cette pratique dans des groupes hautement hétérogènes. 

En continuité avec la première, Joël Monzée, Suzanne Gravel et Geneviève Paradis signent cette seconde note de recherche qui expose l’ensemble des données pertinentes récoltées durant ces deux années de recherche.

Le document présente les données pour (a) l’ensemble des sujets et (b) une série d’études de cas d’enfants ciblés par les enseignants comme étant à risque de développer des difficultés d’apprentissage ou de comportement.

 

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