Principales pratiques psychothérapeutiques à l'IDEF:

Approche psychocorporelle

Approche psychomotrice

Approche systémique

Approche transpersonnelle

 

Informations pratiques:

Objectifs et durée de la démarche psychothérapeutique

Confidentialité

 

Selon l'Office des professions du Québec, «la psychothérapie est un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologuique, dans le but de favoriser chez le [patient] des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé.» (E. Michon, 2015) 

La psychothérapie, initialement, faisait partie des actes médicaux. Avec l'émergence de la psychologie comportementale et de la psychanalyse pratiquée par des non-médecins, la psychothérapie est devenue un acte d'intervention en santé partagé par plusieurs professions.

Par ailleurs, l'essor des neurosciences (l'ensemble des sciences qui étudient le fonctionnement du cerveau) permet de mieux comprendre comment une démarche en psychothérapie va modifier la configuration du cerveau. Par exemple, des chercheurs ont pu mesurer une augmentation de la fluidité de la pensée affective. Cette amélioration du fonctionnement biochimique du cerveau est corrélée avec une plus grande autonomie sur le plan émotionnel et relationnel.

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La psychothérapie modifie le fonctionnement du cerveau

Marc Jeannerod, médecin et neuroscientifique, a montré que la pharmacologie n’était pas la seule manière d’agir sur la biochimie du cerveau et de favoriser de meilleurs comportement. En effet, une relation qui s’établit entre deux personnes, sur la base d’un contact vrai, sain et bienveillant, comme normalement dans un processus psychothérapeutique, reconfigure le cerveau de la personne accompagnée qui dispose alors de meilleures ressources psychiques.

Dans Neurosciences et psychothérapie (2009), il écrit que «la relation thérapeutique, au travers des phénomènes de transfert et d’identification, devient alors un cadre d’interaction où s’élaborent le réaménagement, la reconstruction des modes de représentation de soi et de l’autre. La relation dans le cadre de la psychothérapie psychanalytique est compréhensive et subjective, là où la relation dans les psychothérapies cognitivo-comportementales est objective et collaborative. […] Mais dans les deux cas, la relation se construit et joue son rôle pour le réarrangement et la reconfiguration des réseaux neuronaux; dans les deux cas, la psychothérapie ne peut être que ‘neuronale’.»

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L’imagerie cérébrale apporte donc des preuves montrant la réorganisation neurale qui s’opère grâce aux interventions éducatives et psychothérapeutiques. Il est désormais établi que ces interventions modifient les processus biochimiques faisant émerger les actions, les pensées, les émotions et les sentiments. Récemment, le psychologue Patrick Lynes ajoutait que les neurosciences sont essentielles pour revenir à une conception humaniste et dynamique de la santé mentale, ce qui est un gage d’espoir tant pour les intervenants que pour la personne en cheminement .

9782896970360vSoutenir le developpement affectif de l enfantTrois livres faisant des ponts entre les neurosciences et la psychothérapie ont été dirigés par le neuroscientifique et psychothérapeute Joël Monzée. Ces collectifs regroupent des chapitres rédigés par des experts sur le plan de la recherche et des spécialistes de la pratique de la psychothérapie. S'ils sont initialement destinés à outiller les professionnels de la santé, ces livres intéresseront tous les amoureux des neurosciences et de la psychologie. Un quatrième collectif présente, pour sa part, différentes pratiques d'intervention éducative ou thérapeutique en lien également avec les connaissances sur le cerveau (Soutenir le développement affectif des enfants). Ce dernier s'adresse autant aux parents qu'aux éducateurs, enseignants, coaches et psychothérapeutes.

Si l'Ordre des psychologues du Québec reconnaît quatre principaux courants de pensée en psychologie (cognitivo-comportementale, humaniste, psycho-dynamique et systémique), la plupart des approches cliniques s'inspirent de plusieurs modèles. Par exemple, les pratiques psychomotrices et psychocorporelles découlent des écoles psycho-dynamiques et humanistes. Cela dit, les neurosciences démontrent que la qualité du lien de confiance (lien thérapeutique) est l'élément prioritaire qui favorise la réussite d'une démarche psychothérapeutique, alors que les cliniciens de la troisième génération de psychothérapeutes font de moins en moins de ségrégation entre les écoles de pensée: l'action prioritaire est de rencontrer les besoins thérapeutiques des patients pour leur permettre de développer de meilleures habiletés affectives et relationnelles, ainsi que de traiter des troubles psychiatriques. 

L'IDEF se distingue, tant en clinique qu'en recherche, autour de quatre approches cliniques amenant des transformations concrètes dans la vie des personnes: approche psychocorporelle, approche psychomotriceapproche systémique et l'approche transpersonnelle. Les pratiques cliniques peuvent recourir à d'autres outils proposés par les écoles cognitivo-comportementale et humaniste, selon le besoin singulier des patients.

Cadres légaux des interventions psychothérapeutiques au Québec

Au Québec, la loi 21 a permis d’offrir un cadre légal pour définir les interventions éducatives et psychothérapeutiques. Cette loi avait comme premier objectif de clarifier ce qu’était la psychothérapie et de déterminer quels professionnels de la santé avaient les bases théoriques minimales pour la pratiquer.

Cette disposition législative vise une meilleure protection du public, de manière à s’assurer que les professionnels de la santé qui posent les actes de psychothérapeute sont dûment formés pour évaluer et traiter une personne atteinte d’un trouble psychiatrique. Il y a dorénavant une possibilité d’inspection du professionnel et un patient peut déposer un recours s’il se sent lésé.

En fait, la psychothérapie est, à la base, un acte médical fortement inspiré par la pratique de Philippe Pinel. Cette pratique clinique fut progressivement partagée avec les psychologues dans le courant du XXe siècle, puis par d'autres professionnels de la santé impliqués dans les services aux personnes en difficulté sur le plan affectif ou sur le plan psychiatrique. C’est ainsi que le Collège des médecins et l’Ordre des psychologues (OPQ) peuvent délivrer des permis de pratique à leurs membres, mais également à d'autres professionnels de la santé qui disposent d'une formation clinique:

      • Si les psychologues et les médecins disposent du droit acquis, ils ne disposent pas nécessairement du permis de psychothérapeute s'ils n'ont pas reçu une formation clinique jugée suffisante par les Ordres;
      • certains membres des autres ordres professionnels en santé (travail social, psychoéducation, conseil d’orientation, thérapie conjugal, soins infirmiers et ergothérapie), ainsi qu’un groupe de professionnels compétents mais non admissibles à un ordre professionnel (dont les membres des associations de psychanalystes et de la Société québécoise des psychothérapeutes professionnels) peuvent également disposer du droit de pratique:
          • ils disposent minimalement d’un deuxième cycle universitaire effectué dans une discipline pertinente pour la pratique de la psychothérapie;
          • ils disposent, après évaluation de leur dossier de formation théorique et clinique, du permis de pratique de la psychothérapie délivré par l’OPQ.

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Le titre de psychothérapeute et la pratique sont donc dorénavant réservés, mais partagés par plusieurs groupes de professionnels de la santé. 

Il existe cependant d'autres pratiques qui n'entrent pas dans la définition légale de la psychothérapie qui peuvent également aider les personnes et qui ne sont pas des actes protégés: pratique éducative en psychomotricité, coaching familial, coaching d'affaires, relation d'aide, etc. L'intervention de crise et la réadaptation ne sont pas des actes psychothérapeutiques.

En ce qui concerne la prise en charge financière des frais de santé

Il est à signaler que certaines assurances hésitent à considérer la pratique psychothérapeutique au sens de la législation québécoise. Il faut savoir que ces assureurs sont des entreprises visant l'augmentation des profits pour leurs actionnaires, donc peuvent parfois être rétissantes à rembourser les frais. La Fédération canadienne des assureurs en santé a invité ses membres à s'ajuster: certaines compagnies ont modifié l'ensemble de leurs plans de services, mais d'autres ne le font souvent qu'après une modification du terme «psychologue» par «psychothérapeute» dans le plan du groupe d'assurés. Les responsables des syndicats (qui négocient les conventions collectives) ou des ressources humaines (employés non syndiqués) peuvent demander cet ajustement qui n'induit aucune modification des mensualités des assurés.

Toutefois, il est également à signaler que les deux palliers de gouvernement (provincial et fédéral) reconnaissent les reçus de psychothérapie. Ils peuvent être considérés comme des dépenses et donner droit à un crédit d'impôts sur la partie qui n'est pas remboursée par l'assureur. C'est le même principe que, par exemple, les frais dentaires.

 


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